Philosophe, écrivain et essayiste traduit dans 30 pays
Agrégé de philosophie
Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de HEC


Son dernier essai, Les Vertus de l'échec (Allary Éditions, 2016) a été un grand succès critique et de librairie. Best Seller vendu à 100 000 exemplaires.


Expert auprès de l’APM
Consultant pour HEC Executive Education
Enseigne la philosophie au lycée d’Etat de la Légion d’Honneur à Saint Denis
Conférencier aux « mardis de la philo »
Anime depuis 5 ans un séminaire philosophique hebdomadaire au MK2 Hautefeuille de Paris : les « lundis philo de Charles Pépin ». Le séminaire se déroule au MK2 Odéon depuis septembre 2016.

Est intervenu pendant sept ans en tant que philosophe à la télévision dans  « Culture et Dépendances » (France 3), puis dans « En aparté » (Canal +)
Collabore chaque mois à « Philosophie magazine » et à « Psychologies magazine ».

A publié 3 romans, 8 essais et 4 bandes dessinées dont :
- « Une semaine de philosophie » (Flammarion 2006, J’ai Lu, 2008)
- « Les Philosophes sur le divan » (Flammarion, 2008, J’ai Lu 2010)
- « Qu’est-ce qu’avoir du pouvoir ? » (Desclée de Brouwer, 2010)
- « Ceci n’est pas un manuel de philosophie » (Flammarion, 2010)
- « Un homme libre peut-il croire en Dieu ? » (éditions de l’Opportun)
- « La planète des sages Tome 1» (Dargaud, avec Jul, 2011)
- « Platon La gaffe » (Dargaud, avec Jul, 2013), best-seller, 150 000
exemplaires.
- « Quand la beauté nous sauve » (Robert Laffont, 2013, Marabout 2014)
- « La planète des sages Tome 2» (Dargaud, avec Jul, 2015)
- « La Joie » (roman, Allary Editions, 2015)
- « Les vertus de l’échec (Allary Editions, 2016), best-seller, 100.000
exemplaires, – Prix du Livre Actualité 2017 – Prix Elina et Louis Pauwels
2017
- « 50 nuances de Grecs » (Dargaud, avec Jul, 2017)
- « La confiance en soi, une philosophie » (Allary Editions, 2018)


Dans la lignée de son best-seller Les Vertus de l’échec,
CHARLES PEPIN éclaire le mystère de la confiance en soi.


D’où vient la confiance en soi ? Comment fonctionne-t-elle ? Qu’est-ce qui la renforce ? L’affaiblit ? Pourquoi certaines personnes sont-elles plus confiantes que d’autres ?
Est-ce une question de tempérament ? Le fruit d’un travail sur soi ? Un regard sur le monde ? Quelle relation la confiance en soi entretient-elle avec la confiance en autrui, avec la confiance en la vie même ?

En puisant dans les grands textes de la philosophie et des sagesses anciennes, dans les travaux des psychanalyses et des psychologues, mais aussi dans l’expérience de grands sportifs, d’artistes ou d’anonymes, CHARLES PEPIN éclaire le mystère de la
confiance en soi. Et nous montre le chemin pour avoir davantage confiance en nous.





CONFERENCES  :

L’art de la décision : décider n’est pas choisir

Décider, c’est trancher, et trancher demande du
courage. C’est un art et pas une science. L’art de
sauter dans le vide, de découper le réel au moment
même du saut. L’art de la décision se déploie
toujours dans l’au-delà du savoir. Une décision
fondée en raison, justifiée dans une batterie de
tableaux Excel, n’est pas une décision : c’est un choix.
Choisir demande de l’intelligence, décider demande
de la volonté. De l’intelligence aussi, bien sûr, mais
une intelligence qui ne suffit pas et se trouve
secourue par notre volonté. Décider, c’est vouloir
plus qu’on ne sait. A l’origine des plus belles
aventures humaines, il y a toujours quelqu’un qui y
est allé dans le doute, qui a voulu plus loin que ce
qu’il savait ; il y a toujours une prise de risque – une
décision.

L’Audace : apprendre à oser

Non, l'audace n'est pas innée; elle n'est ni
génétique ni naturelle. Oui, elle s'apprend. Elle est le
fruit d'une histoire, d'une expérience, d'une
compétence. C'est en osant qu'on apprend à oser,
c'est aussi en osant qu'on apprend tout court.
Admirer l'audace des autres, se nourrir de
l'exemplarité des audacieux, assumer le risque de
l'échec en distinguant toujours le sens du risque de
l'amour du risque, voila peut-être le secret de
l'audace.

La vertu de l’échec : pour une sagesse du
rebond


Réussir ses échecs : l’idée pourrait surprendre mais
elle s’éclaire dès lors que nous opposons la sagesse
de l’échec à l’ivresse du succès. L’échec nous offre
bien souvent la chance de nous arrêter et de
rencontrer le réel. Toutes les réussites sont toujours,
sur le long terme, des successions d’échecs et de
succès. Etymologiquement, l’échec signifie « le roi est
mort ». C’est autrement qu’il faut l’entendre : et si
l’échec était l’occasion de se souvenir qu’il y a un roi
en soi ? Le roi est blessé, vive le roi !

L’exemplarité : faut-il vouloir être exemplaire ?

Etre exemplaire, est-ce s’ériger en modèle à
imiter ? N’est-ce pas plutôt se poser en singularité
inspirante ? Peut-on être inspirant lorsque l’on est
imitable ? Loin du fantasme dangereux de perfection,
nous affirmerons que le caractère inspirant d’un
individu vient plutôt de la manière dont il se
confronte à ses imperfections.


De la volonté au désir : contre la crispation volontariste

Nous croyons spontanément qu’un effort de
volonté est toujours positif : « quand on veut, on
peut ! ». C’est que nous sommes enfants de Descartes
(la volonté comme seule faculté rapprochant
l’homme de Dieu), de Kant (la volonté morale) – bref,
enfants de l’Occident.
Mais un détour par une autre philosophie,
notamment orientale, ou par la psychanalyse,
permet de souligner l’impasse du volontarisme : trop
de volonté tue la volonté. L’insomniaque, à trop
vouloir s’endormir, échoue à trouver le sommeil. Il
faut alors apprendre à « lâcher prise ». Mais
comment moins vouloir sans le vouloir encore ?
Il faudra dessiner une autre relation au monde et
aux autres, inspirée notamment des stoïcens : moins
dans le rapport de forces, plus dans l’acceptation des
forces en présence. Une sagesse nouvelle émerge : le
réel n’est plus cette matière que je peux modeler à
loisir. Il a sa structure, son épaisseur, sa temporalité
propres : il me faut d’abord les accepter pour ensuite
pouvoir y agir. C’est apprendre à désirer, et plus
simplement à vouloir.
En substituant une logique du désir à une foi trop
grande en la volonté, nous pouvons fédérer
davantage ceux qui travaillent avec nous. La raison
en est simple : que nous voulions quelque chose très
fort n’implique pas nécessairement que les autres le
veuillent. Mais si nous le désirons, c’est différent :
notre désir, mimétique par essence, devient aussi
celui des autres.


Philosophie de la joie

Nous ne croyons pas si bien dire lorsque nous
affirmons que nous sommes « fous de joie » : la joie
est en effet bien plus paradoxale que le bonheur.
Même quand les difficultés rendent le bonheur
inatteignable, la joie reste possible. Le bonheur se
construit, la joie jaillit. Le bonheur dure, la joie
surgit. Le bonheur échoue à s’accommoder de
l’adversité, la joie y parvient : nous ne nous y
attendions pas et voilà que nous sommes traversés
par la « joie de vivre ». Mais d’où vient donc cet élan
vital ? La joie est-elle une force d’acceptation ou au
contraire une ressource de combattant ? Vient-elle
de notre capacité à dire « oui » à ce qui est ou au
contraire de l’énergie que nous mettons à changer
les choses ?


L’ambition :

non de passer devant les autres, mais de se
dépasser,
L’ambition dont nous faisons ici l’éloge n’est pas
celle de Rastignac : elle se situe moins par rapport
aux autres que par rapport à soi. Ecraser les autres
relève de la pulsion. Avoir toujours l’ambition de
s’améliorer relève de la pulsion sublimée : c’est le
moteur même de la civilisation. C’est l’ambition
d’actualiser sa puissance, de saisir toutes les
occasions de développer son talent.


Philosophie de l’être ensemble

Comment réussir à "être ensemble" ? Quelles
conditions pour instaurer un véritable "être
ensemble" ? La première est paradoxalement que
chacun soit "un peu moins que lui-même" : chacun
doit commencer par entretenir un rapport plus
souple à ce qu’il est, à ses valeurs, à ses certitudes, à
son « identité ». La condition de l’être ensemble, c’est
d’abord que chacun ne soit pas trop accroché à son
« être particulier », sans bien sûr se renier. Ainsi se
crée un espace où va pouvoir se déployer l'être
ensemble. Le seconde est que chacun soit aussi "un
peu plus que lui-même", s'arrache encore à son
"identité" mais cette fois par le haut : par l'adhésion
à des valeurs communes, à un projet commun.
Dans les deux cas, la construction d'un être
ensemble durable exige donc une critique de la
crispation identitaire. Où l'on comprend aussi une
des injonctions paradoxales de notre époque, qui
nous crie en même temps : soyez vous mêmes !
Soyez ensemble !


Philosophie du bonheur au travail

Une approche philosophique existentielle et pratique.
Une expérience philosophique : un voyage au coeur
de 2500 ans de conceptions du bonheur, pour voir
d’une part l’opposition entre le bonheur comme
« état » (bonheur des Anciens) – être « bien dans son
job » - et le bonheur comme « quête » (bonheur des
Modernes) – l’ambition de se dépasser, d’autre part
que cela éclaire différentes façons d’être heureux au
travail.
L’apport est double : un apport de culture générale
et un moyen de mieux saisir les occasions
d’apprécier son activité.


Philosophie du changement – Agir dans
l’incertitude


La philosophie n’a jamais été une occupation pour
temps calmes. Epicure la définissait même comme
« l’art de penser par gros temps ». Le gros temps,
c’est notre époque en crise, marquée par la perte de
repères, l’angoisse des hommes par rapport à
l’avenir, le sentiment d’une érosion de leur pouvoir
sur les choses.
La philosophie peut aider à s’orienter dans cette
période de mutation, à se représenter autrement la
crise que nous traversons, ceci pour mieux la
traverser, mais surtout mieux agir : mieux agir dans
un univers d’incertitude.
Nous proposons ici un détour par trois grands
noms de la philosophie occidentale, et extrayons de
ces monuments de la pensée quelques outils
pratiques d’action, de gestion du changement.
Ainsi, grâce à Epicure, s’initier à l’art de vivre dans
la contingence, en sachant toujours ajouter de
nouveaux paramètres à la situation.
Grâce à Kant, approfondir le pouvoir de notre
esprit, savoir choisir la représentation de la situation
la plus « aidante ».
Grâce à Sartre, apprendre à repenser la notion de
« projet », savoir repenser la finalité à partir de
l’obstacle.


Le besoin de beauté au travail

Il s’agit de partir ici des auteurs majeurs de la
philosophie esthétique (Kant et le sentiment du
beau, Hegel et la force du symbolisme, Freud et la
sublimation en art…) pour montrer à chacun que les
qualités de l’esthète peuvent tout à fait être
convoquées dans la pratique professionnelle
quotidienne.
Il n’y a pas d’un côté l’homme qui est au travail, et
de l’autre l’esthète qui le soir écoute de la musique
ou le week-end apprécie la beauté dans l’enceinte du
musée. C’est le même homme – et le but de cette
conférence est de le faire comprendre. Pour ceci,
nous prendrons des exemples concrets de beautés
naturelles ou artistiques, trouvés d’ailleurs dans les
oeuvres mêmes de ces génies. La beauté n’est pas une
simple distraction, un simple divertissement : nous
en avons besoin pour savoir qui nous sommes,
approfondir notre pouvoir de juger, mieux maîtriser
notre communication, et exprimer de manière
civilisée une énergie en son fond asociale. La
congédier de l’entreprise, du bureau, ce serait se
priver d’un atout décisif.




BIBLIOGRAPHIE CHARLES PEPIN
____________________________
La confiance en soi, une philosophie, Allary Editions, 2018
50 nuances de grecs, avec Jul, Dargaud, 2017
Les vertus de l’échec, Allary Editions, 2016
Prix du Livre Actualité 2017
Prix Elina et Louis Pauwels 2017
La Joie, Allary Editions, 2015, Folio
Quand la beauté nous sauve, Robert Laffont, 2013, Marabout
Platon la gaffe, avec Jul, Dargaud, 2013
Un homme libre peut-il croire en Dieu ?, Editions de l’Opportun, 2012
La Planète des Sages, avec Jul, Dargaud, Tome 1, 2011 ; Tome 2, 2015
Ceci n’est pas un manuel de philosophie, Flammarion, 2010, Librio
Qu’est-ce qu’avoir du pouvoir ?, Desclée de Brouwer, 2010
Les philosophes sur le divan, Flammarion, 2008, J’ai Lu
Une semaine de philosophie, Flammarion, 2006, J’ai Lu
Les infidèles, Flammarion, 2002
Descente, Flammarion, 1999