Après des études de philosophie, de sciences politiques, et surtout d'économie, ERIK ORSENNA devient chercheur et enseignant, dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (université de Rouen, université de Paris I, École normale supérieure, London School of Economics).

 

Copyright Photo -Bernard Matussière

 

Il devient conseiller au ministère de la Coopération, en 1981 auprès de Jean-Pierre Cot, s'occupant des matières premières et des négociations multilatérales. Après avoir été conseiller culturel de François Mitterrand de 1983 à 1984, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État en décembre 1985, puis conseiller d'État en juillet 2000 (ERIK ORSENNA est actuellement en disponibilité de cette institution). Il est membre du Haut Conseil de la francophonie. De 1995 à 2001, il est président de l'ENSP (École Normale Supérieure du Paysage). En 2002, il est membre du conseil de surveillance du groupe Canal+, et il est actuellement membre du conseil de surveillance de Telfrance (depuis décembre 2004).

Il a reçu le prix Goncourt en 1988 pour L'Exposition coloniale.
Il est élu membre de l'Académie française au 17e fauteuil le 28 mai 1998, le même jour que Georges Vedel.

Depuis octobre 2007, il est membre du conseil d'administration de l'École normale supérieure, désigné pour ses qualités, sur proposition du ministre des Affaires étrangères et européennes.

ERIK ORSENNA a été l'un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le 23 janvier 2008, et qui a défrayé la chronique pour avoir remis en cause l'inscription du principe de précaution dans la Constitution.

Par ailleurs, ERIK ORSENNA est président fondateur de l'association Hermione-La Fayette, créée en 1992 pour mener le projet de reconstruction d'une frégate du XVIIIe siècle, l'Hermione, à Rochefort en Charente-Maritime. Toujours à Rochefort, il préside le Centre international de la mer depuis 19914.

Il préside aussi le jury du prix Clara, un concours en hommage à une jeune fille de 13 ans morte d'une malformation cardiaque5.

Ses réflexions sur l'eau et ses récits de voyages rassemblés dans son livre L’Avenir de l’eau (2008) ont été l'objet de vives critiques de la part de Thierry Ruf, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Les critiques dont Thierry Ruf fait état portent, d'une part, sur le parti-pris de l'auteur en faveur des multinationales française de l'eau (Véolia et Suez) et la collusion supposée de ce dernier avec Suez, qui fait partie du conseil d'administration de la fondation FARM, dont Erik Orsenna est vice-président, et, d'autre part, du manque de rigueur scientifique d'une grande partie de l'ouvrage6.

ERIK ORSENNA présente sur France 2 le 11 janvier 2011, avec Daniel Cohen et Pierre Arditi, Fric, krach et gueule de bois : le roman de la crise un magazine résumant l'histoire économique depuis les années 1970.